La vida de los signos en Santiago Arranz (Del laboratorio al espacio público y del espacio público al laboratorio)

Michel Hubert Lépicouché (Miembro de Sección Francesa de la Asociación Internacional de Críticos de Arte AICA).

La historia del arte, gracias a Charles Baudelaire, nos enseña que un artista puede ser moderno permaneciendo fiel a los valores heredados de una tradición que tiene por nombre Rafael o Rubens. En La vida y la obra de Eugène Delacroix (que rompió con el neoclasicismo de Louis David y Dominique Ingres), el autor de Las flores del mal comenta que si pidiésemos a este pintor su opinión sobre "las ambiciones quiméricas de los tiempos modernos, la esfera de la perfección y del progreso indefinido, con mucho gusto nos respondería preguntándonos antes por los actuales Fidias o Rafael" (1). Santiago Arranz pertenece a esa categoría de pintores decididamente modernos que, siguiendo con las citas de Baudelaire, se inclinan por "apropiarse de la parte poética de la moda y extraer lo eterno de lo transitorio" (2). Esta ambivalencia propia de una sensibilidad que no concibe el arte sino como una forma de relectura del pasado con los ojos del presente, es la marca de todos los grandes artistas que han pasado a la historia, aspecto que caracteriza la trayectoria artística de Arranz, tanto en sus pinturas y esculturas como en sus intervenciones integradas en los espacios arquitectónicos. La comprensión de su trabajo sólo se entiende si cotejamos su obra con los modelos del pasado, que espontáneamente, nos vienen a la memoria.

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La vie des signes de Santiago Arranz (Du laboratoire à la bétonneuse et de la bétonneuse au laboratoire

Michel Hubert Lépicouché (Membre de la Section française de l´AICA)

L´Histoire de l´art, grâce à Charles Baudelaire, nous enseigne qu´un artiste peut fort bien souscrire aux normes de la modernité tout en restant fidèle aux valeurs héritées d´une tradition qui a pour nom Raphael ou Rubens. Dans L´œuvre et la vie d´Eugène Delacroix, l´auteur des Fleurs du mal commente que si on lançait devant ce peintre, qui rompit avec le néoclassicisme de Louis David et de Dominique Ingres, « la grande chimère des temps modernes, le ballon-monstre de la perfectibilité et du progrès indéfinis, volontiers il vous demandait : Où sont donc vos Phidias ? Où sont vos Raphaël ? » (1). Santiago Arranz appartient à ce genre de peintres foncièrement modernes qui, pour continuer avec les citations de Baudelaire, s´efforcent de « dégager de la mode ce qu´elle peut contenir de poétique dans l´historique, de tirer l´éternel du transitoire » (2). Cette ambivalence d´une sensibilité, qui ne conçoit l´art que sous forme d´une relecture du passé avec les yeux du présent, est la marque de tous les grands artistes dont l´histoire a retenu le nom, et c´est elle que l´on retrouve à la base de la démarche artistique d´Arranz, que ce soit dans ses peintures et ses sculptures, ou encore dans son apport plastique intégré à maints espaces architecturaux. La compréhension de son travail ne peut être complète que si l´on prend le temps de le contempler à partir de modèles qui ont fait leur preuve dans le passé et qui, pour l´occasion, spontanément nous reviennent en mémoire.

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